Conférence
Diane Lavallée

RIIRS - Regroupement  interprofessionnels des  intervenants retraités  du réseau des services de  santé

Un immense merci à Andrée Lamontagne, votre présidente de m’avoir invité à partager ce moment de fierté, soit  le 25 e anniversaire de votre Regroupement (RIIRS)  à titre de présidente de la FIIQ, lors de la création du RIIR.

Les anniversaires sont souvent les moments de se remémorer nos origines qui ajoutent à notre fierté d’appartenir à un grand mouvement.

C’est le moment aussi de rappeler à notre mémoire collective les pionnières qui ont eu la vision de créer un tel mouvement et celles qui ont contribué à sa réalisation.

La pionnière de cette volonté de regrouper les infirmières retraitées est Doris Custeau, de l’Hôpital Ste- Jeanne D’Arc, qui en 1990-1991 a fait publier une annonce dans  la Revue de l’Ordre des infirmières, le Nursing Québec, demandant qui souhaitait  former un regroupement d’infirmières retraitées.  Elle reçu 25 réponses à ce moment.

Elle a réuni 5 autres personnes qui avec elles ont mis de l’argent de leur poche ( $50 chacun) afin de payer les timbres servant à rejoindre le plus d’infirmières possibles. Apprenant que la FIIQ avait le mandat de créer un tel Regroupement, elle a invité les infirmières intéressées à joindre les efforts de la FIIQ pour poursuivre le travail.

Ces pionnières souhaitaient rassembler leurs consœurs retraitées afin de recréer un sentiment d’appartenance, éviter l’isolement et donner une voix collective à ces retraitées, au même titre que la FIIQ a créée  en 1987, une voix collective pour les infirmières comme professionnelles en soins, afin de défendre leurs droits et d’intervenir dans les débats concernant la santé de la population.

C’est lors  du 2e Congrès biennal en novembre 1991, que  le secteur Sécurité sociale à eu comme  mandat de créer un comité qui lui, aurait comme premier mandat de travailler à créer le premier regroupement des infirmières  et infirmiers retraités.

Ce comité était  composé de Jennie Skene,  Madeleine Magnan, Rachelle Saulnier,  Lucette Melançon et  Jocelyne Pelletier, secrétaire- trésorière de l’exécutif de la FIIQ.  Avec un tel comité il était certain que le mandat arriverait à bon port.

C’est sous la responsabilité de la conseillère au dossier Sécurité sociale, Aline Michaud     (conseillère engagées, convaincue et convaincante) que  les travaux du comité se sont déroulés.

À Ce congrès la FIIQ s’est engagé à fournir les ressources humaines financières et logistiques pour mener à bien ce mandat.

Le  2 novembre 1992 on assistait donc au Congrès de Fondation du RIIR.

(Regroupement des infirmières et infirmiers retraités)

Et  c’est madame Denise Denis Bérubé, qui est élue la première présidente en 1992.

Composé d’une structure démocratique, avec ses instances décisionnelles son comité exécutif,  sa vie régionale, ses nombreux comités thématiques et son Journal, le RIIR est construit sur des bases solides.

Depuis, le RIIRS n’a cessé de croître et en 2006, il s’est agrandi et enrichi en intégrant des infirmières et infirmiers auxiliaires, des inhalothérapeutes ainsi que des perfusionnistes. Comme la FIIQ s’est enrichi de ces professionnels aussi.

Quel fierté de constater 25 ans plus tard, que Le Regroupement compte actuellement près de 10 000 membres répartis dans 12 régions du Québec

identifiées comme suit : Région 01 : Bas- St-Laurent - Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine Région 02 : Saguenay-Lac St-Jean – Nord-du-Québec Région 03 : Québec – Chaudière-Appalaches Région 04 : Mauricie - Centre-du-Québec Région 05 : Estrie Région 06 : Montérégie Région 07 : Montréal - Laval Région 08 : Lanaudière Région 09 : Outaouais Région 10 : Abitibi-Témiscamingue Région 11 : Laurentides Région 12 : Côte-Nord – Basse-Côte-Nord

Le RIIRS   fidèle à ses origines, demeure une organisation d’action collective visant à favoriser une meilleure défense des droits et intérêts des membres, à fournir le soutien nécessaire à l’amélioration de leur qualité de vie et participant aux grands débats publics relatifs aux intérêts des retraités.

C’est sans doute ce qui amène Le Regroupement  à être présent pour faire valoir la situation des ainés,  à titre de retraités du secteur de la santé, ayant acquis une grande connaissance des particularités du système  en plus de partager les mêmes préoccupations que l’ensemble des aînés du Québec.

 

Présent  lors de consultation gouvernementale :

Présent lors de la Commission parlementaire afin de contrer la maltraitance  des ainés  ce, dans le cadre de  la reconduction d’un second plan d’action,  ( 2017-20122) qui se veut un guide comprenant plusieurs actions pour mieux protéger nos aînés de la maltraitance et des abus.

À raison, Le RIIRS est d’avis que la réalité vécue par les aînés exige une augmentation des services et ressources indispensables afin qu’ils puissent choisir en toute liberté leur milieu de vie.

L’éducation sur la notion de bientraitance, la formation sur la maltraitance et l’augmentation du support par des ressources qui seront appelées à intervenir auprès des aînés  tant dans le réseau public que le privé, sont les fondations sur lesquelles le programme devra prendre assise.

A titre d’ex –Curatrice je partage vos constats, à l’effet qu’il faut une attention spéciale pour les personnes inaptes, les plus vulnérables de la société , ces  proies faciles pour la maltraitance et l’abus de tout ordre, qu’il soit financier, physique ou psychologique.

La maltraitance ou l’abus des proches ou provenant de ressources institutionnelles ne peuvent être  ignorés.

Leur rappeler leur droits, s’assurer qu’elles ont prévu un mandat en prévision de l’inaptitude, s’informer auprès du Curateur public de votre région des ressources pouvant leur venir en aide si elles sont victimes d’abus, dénoncer toute situation d’abus auprès des autorités de l’institution demeurent essentielles.

Ne pas hésiter de faire venir un tiers neutre qui peut faire enquêter le cas échéant,-  le Curateur public à ce pouvoir.

Il a le pouvoir de recommander une tutelle ou une curatelle si la personne est inapte et à besoin d’un régime de protection. Il peut au nom de la personne abusée demander réparation auprès de l’abuseur.

En tout premier lieu, il est important de prévenir les abus, et si jamais ils surviennent Il est important et urgent que des mesures soient prises pour qu’ils cessent.

Comme  au Québec, le vieillissement de la population est une réalité qui va en croissant  et que les besoins et les services  en santé et en services sociaux doivent s’adapter à cette réalité d’aujourd’hui et de demain, il faut que des organisations comme le vôtre demeure vigilant  et qu’il continue à utiliser toutes les tribunes pour se faire entendre et proposer des solutions réalistes et réalisables face  à ces enjeux sociaux d’importance.

Je sais que vous êtes présente là où ça compte ; Le RIIRS est représenté par votre présidente Andrée Lamontagne au GTAR, au G15, au comité des partenaires nationaux non gouvernementaux ainsi qu’à la Tribune des retraités qui vient tout juste d’être créé et vous êtes présent aux tables régionales des retraités.

Pour votre implication et votre apport essentiel aux enjeux de société qui touche les ainés , je  vous souhaite une longue vie, dynamique, forte, courageuse  et en santé , à l’image de vos membres  et de leur apport qui a permis de façonner un réseau public de santé et des services sociaux qui a fait notre fierté et qui est malheureusement,  bien mal mené ces dernières années.

La notion de « servir « qui a pris tout son sens durant la vie de travail  active de vos membres se poursuit encore avec les  interventions essentielles  du RIIRS, qui  continue à mettre l’expertise de ses membres, maintenait retraités - actifs,  au service de  toute la population du Québec.

Bon 25e anniversaire et continuer à être un incontournable pour les décideurs lorsqu’il est question des ainés et des conditions de vie et des droits de retraitées.

 

Diane Lavallée, présidente FIIQ, 1987-1993

 

 

 

 

 

 

 

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