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Tribune des retraités 

Lundi 30 avril 2018

Pour un Québec digne de ses aînés.

Le RIIRS se joint à quatre grandes associations regroupant plus de 700 000 personnes aînées pour dévoiler aujourd'hui une plateforme commune de revendications afin de faire connaître les nombreux besoins non satisfaits et essentiels pour assurer une qualité de vie décente aux aînées. En vue du scrutin du 1er octobre 2018, le regroupement demande à chacun des partis politiques de faire connaître leurs engagements concrets au sujet de ces 16 revendications.

Dépliant Pour un Québec digne de ses aînés

 


Tribune des retraités 

La Tribune des retraités a été mise sur pieds par le Secrétariat du Conseil du Trésor selon certains paramètres et les associations de retraités intéressées à y participer étaient invitées à faire parvenir le nom d’un représentant de leur organisme, ce que nous avons fait.

Suivant cette étape, le SCT a désigné six associations. Le choix a été guidé par un certain nombre de principes dont celui de prévoir un équilibre entre les associations plus nombreuses en terme de membres et celles moins nombreuses. Il était également souhaité que tous les secteurs (éducation, santé et fonction publique) y soient représentés et que cet espace puisse rejoindre autant les employés syndiqués retraités que les cadres retraités.

Les six associations sont :

1. Association québécoise des retraités des secteurs publics et parapublics (AQRP);
2. Association des retraitées et retraités de l’enseignement du Québec (AREQ), (CSQ);
3. Alliance des associations des retraités (AAR);
4. Association démocratique des retraités (ADR);
5. Regroupement interprofessionnel des intervenants retraités des services de santé (RIIRS);
6. Association québécoise des directeurs et directrices d’établissements d’enseignement à la retraite (AQDER).

La première rencontre des membres de la Tribune a eu lieu le 22 juin 2017.

Après les présentations des membres du Secrétariat du Conseil du Trésor et ceux des organismes de retraités, Mme Marcotte rappelle le mandat de la Tribune, soit un projet pilote de deux ans pour un lieu d’échanges et d’écoute, dynamique et convivial, où les associations de retraités pourront s’exprimer sur divers enjeux liés aux régimes de retraite des secteurs publics et parapublics. Elle rappelle qu’il ne s’agit pas d’un comité décisionnel et qu’aucun dédoublement des mandats des instances existantes où les retraités y sont déjà représentés ne sera fait.

Les organismes de retraités mentionnent qu’ils sont heureux de pouvoir participer et d’avoir la possibilité de bâtir quelque chose en collaboration avec le Secrétariat du Conseil du Trésor.

Un retour est fait sur la composition de la Tribune. Celle-ci se voulant un endroit énergique et flexible à la fois, afin que les rencontres soient efficaces. Le choix a été fait d’avoir une composition plus restreinte plutôt que d’avoir un trop grand nombre de membres à la table.

Madame Marcotte précise que les associations membres de l’Alliance n’ont pas été invitées à la Tribune puisque l’Alliance peut s’exprimer au nom de ces mêmes associations.

Nous avons discuté des règles de fonctionnement à la Tribune et des moyens de communication avec les autres associations de retraités. Un calendrier de rencontres sera soumis aux associations composant la Tribune et validé par ces dernières.

Il est entendu qu’un rapport d’activités, au terme du projet pilote,sera fourni afin de faire le constat général de la Tribune.

Un tour de table est fait afin de dresser une liste préliminaire de sujets sur lesquels les membres désirent travailler lors des prochaines rencontres.

Il est nécessaire de se questionner et de tenter d’établir un mode de consultation plus optimal pour assurer une légitimité aux travaux de la Tribune et à d’autres exercices de consultation ultérieurs. D’autres sujets pourront s’ajouter en cours de route.

Il est entendu qu’une liste de sujets par ordre de priorité, pouvant être appelée à évoluer, sera distribuée parmi les membres pour établir le plan de travail de la Tribune.

 

Composition des membres de la Tribune :

▪ Pour le Secrétariat du Conseil du Trésor :

Madame Isabelle Marcotte;

Madame Valérie Coulombe;

Monsieur Jean Carrier.

 

▪ Pour le Secrétariat des aînés :

Madame Chantal Ste-Marie.

 

▪ Pour les organismes de retraités :

Madame Mireille Beaulac AAR;

Madame Lise Lapointe AREQ;

Madame Andrée Lamontagne RIIRS;

Monsieur Clément Lemoine AQDER (en remplacement de M. Aubin);

Monsieur Donald Tremblay AQRP;

Monsieur Gaétan Morneau ADR.

 

▪ Pour la prise de notes :

Monsieur David Chamberland AQRP.

 

Liste préliminaire des sujets à traiter :

• Le mode de consultation de retraités;
• Un topo sur la prise en charge par le gouvernement des retraités dans le cadre du PL 126;
• La présence de retraités au sein du futur comité de travail portant sur la problématique des transferts du          RREGOP vers le RRPE;
• Le retour au travail des retraités du RRPE;
• L’indexation des rentes des retraités;
• La représentativité des retraités au sein des comités de retraite;
• Les promotions à l’intérieur du RREGOP;
• La disparité dans le mode de financement des régimes de retraite.

 

Le 5 octobre 2017, nous avons eu une deuxième rencontre de la Tribune.

 ▪ S’est ajouté aux membres de la Tribune :

Madame Roxane Bureau du SCT;

Monsieur Mathieu Ferland-Lapointe SCT.

 

M. Tremblay suggère de faire une évaluation à mi-mandat, les membres de la Tribune acceptent. Une présentation sur le projet de loi 126, loi favorisant la santé financière et la pérennité du régime de retraite du personnel d’encadrement et modifiant diverses dispositions législatives est apportée par M. Ferland-Lapointe.

Mme Marcotte présente les principaux constats du SCT sur cet enjeu. Elle énonce l’importance des consultations des retraités membres et non-membres des diverses associations.

Actuellement, le SCT se questionne et ne peut garantir à ses autorités, la légitimité du processus de consultation des associations de retraités. Elle souligne qu’il y a également un défi important par rapport aux retraités qui ne sont membres d’aucune association. Madame Marcotte souligne que le SCT voudrait mieux connaître et documenter le mode de fonctionnement des associations. Elle suggère de consolider les diverses informations sur les associations qu’elles soient membres ou non de la Tribune. 

Il est convenu de commencer à réfléchir à des pistes de solution pour la consultation des retraités non-membres d’une association, qui seront discutées lors de la prochaine rencontre.

Les membres du SCT veulent connaître aussi le mode de consultation des associations de retraités membres de la Tribune et leur fonctionnement.

Une lettre sera transmise aux associations de retraités non-membres de la Tribune afin qu’elles documentent leur mode de fonctionnement et de consultation; ce projet de lettre sera présenté aux membres de la Tribune.

Madame Marcotte mentionne que le gouvernement considère ses retraités et le fait d’avoir mis sur pied la Tribune témoigne de son intérêt. Quant aux moyens à fournir aux membres des associations de la Tribune, Mme Marcotte suggère de faire connaître les besoins par une demande officielle et mentionner clairement si ces derniers relèvent des activités courantes des associations ou pour leur participation à la table.

La prochaine rencontre aura lieu le 25 janvier 2018.

André Lamontagne


Rencontre du 25 janvier 2018

Une mise au point est faite sur l’importance de diffusion de l’information conforme à l’entente des membres de la Tribune. Madame Marcotte souligne qu’il est primordial que l’information émanant des rencontres de la Tribune soit le reflet exact de ce qui a été retenu dans les procès-verbaux et que cette information soit diffusée aux dates convenues.

En ce qui concerne le suivi des travaux techniques au RRPE, Madame Marcotte mentionne que le comité de travail sur les transferts du RREGOP vers le RRPE n’est pas très actif actuellement, elle ajoute que deux rencontres seulement ont eu lieu. M. Tremblay soulève à nouveau la possibilité de la présence d’un représentant des retraités sur ce comité. Madame Marcotte réitère que les associations de cadres actifs démontrent peu d’ouverture.

Comme convenu lors de la dernière rencontre, un retour est fait sur le mode de consultation des retraités membres et non-membres d’une association. Une suggestion est faite de faire un brainstorming sur ce que l’on souhaite comme procédure claire d’un mode de consultation. Tous s’entendent pour clarifier le rôle et les responsabilités des associations auprès de leurs membres. Madame Marcotte soumet un projet de lettre pour connaître l’univers des associations de retraités et la façon d’informer leurs membres. Elle précise qu’il n’est aucunement question que le secrétariat du Conseil du trésor s’immisce ou pose un jugement sur les façons de faire des associations.

Les associations soulignent que le gouvernement n’a pas l’obligation de consulter les retraités lorsqu’il procède à des modifications législatives pour les régimes de retraite du secteur public qui les concernent, mais il est prévu que la Loi sur les régimes complémentaires de retraite le prévoit. À cet égard, Madame Marcotte explique que même si le gouvernement n’a pas d’obligation légale de consulter les associations de cadres actifs, il s’est engagé à le faire via une structure de consultation consensuelle. Madame Marcotte suggère aux membres de la Tribune de préciser leur demande en lien avec ce sujet.

Monsieur Aubin qui représente les directeurs retraités de l’enseignement soumet une problématique de retour au travail après la prise de la retraite. Il soulève que lorsque la rente est suspendue, l’assurance collective l’est aussi. M. Aubin demande de regarder cette problématique. Certaines informations doivent être vérifiées et un retour sera fait.

En ce qui concerne l’appauvrissement des retraités, les membres de la Tribune font état de la situation financière de nombreux retraités et des enjeux avec lesquels ils doivent vivre au quotidien. Tous s’entendent sur le fait que les discussions faisaient état d’un premier échange sur le sujet. Les associations doivent préciser leurs demandes et attentes. Le secrétariat du Conseil du trésor va débuter sa réflexion aussi.

 


 

Rencontre du 10 mai 2018

Madame Marcotte explique concernant l’article paru dans le Devoir du 5 avril dernier sur les cadres du gouvernement du Québec qui titrait : + de 400 millions pour le régime de retraite, qu’un décret a été pris en décembre et mars dernier afin de verser des contributions qui étaient prévues à l’article 196.30 et la loi favorisant la santé financière et la pérennité du régime de retraite du personnel d’encadrement. Le gouvernement a fait l’effort de prendre les économies et de réinvestir dans le plan de restructuration du régime.

En ce qui a trait au retour au travail des retraités du RRPE, les membres retraités de la Tribune proposent d’harmoniser les conditions  pour le retour au travail des retraités du RRPE à celles applicables au RREGOP. Madame Marcotte mentionne qu’elle a pris acte de la proposition et que présentement aucun retour ne peut être fait puisque les membres actifs désirent en discuter lors de leur prochaine rencontre le 18 mai, puisque ces derniers seront touchés si toutefois il y avait changement.

M. Carrier revient sur le rapport de mi-mandat qui avait été proposé antérieurement. Madame Lapointe suggère de se concentrer plutôt sur le rapport final.

Quant au mode de consultation des retraités, Madame Marcotte en souligne l’importance pour rejoindre l’ensemble des retraités associés ou non. Il est donc proposé de définir un cadre de consultation des associations. Il est suggéré aussi de mettre en place un sous-comité de travail en marge e la Tribune afin d’accélérer la réflexion. Le mandat serait de travailler sur un processus de consultation des associations à présenter aux membres de la Tribune pour discussions, modifications, et décision.

Deux membres retraités siégeront et deux membres du secrétariat du Conseil du trésor. Les membres retraités devront déterminer les deux personnes qui siégeront sur le sous-comité. Une première rencontre aura lieu en juin.

Suite à la réception par le cabinet d’une lettre signée conjointement par Messieurs Aubin et Tremblay, faisant état de la difficulté à concilier les chiffres provenant de l’évaluation actuarielle et ceux du secrétariat du Conseil du Trésor, le ministre a demandé les membres du SCT de la Tribune de faire un retour sur les propos tenus dans la communication. Tout sera repris à la prochaine rencontre et fera l’objet d’une présentation à la Tribune. Madame Marcotte réitère qu’une seule demande consensuelle doit être faite par les membres retraités de la Tribune. Il est donc recommandé de se concerter et faire une demande claire et précise de leurs besoins.

En ce qui concerne l’appauvrissement des retraités de l’État, une présentation est faite par les actuaires du secrétariat du Conseil du Trésor membres de la Tribune afin d’illustrer les différents rapports et les enjeux liés à l’indexation.

Madame Couillard de l’ADR dépose un document et en fait la présentation. La proposition de l’ADR ne fait pas l’unanimité de tous les membres retraités de la Tribune. Madame Marcotte mentionne que le document sera analysé. Puisque le document est présenté que par une seule association, Madame Marcotte suggère aux autres associations membres retraités de la Tribune de faire une proposition conjointe et qu’une recommandation pourra être soumise aux autorités.

Madame Marcotte souligne que depuis le début, la compréhension du gouvernement était que les retraités désiraient une rétroaction sur toutes les années et que c’est sous cet angle que le dossier a toujours été traité.

Les membres retraités de la Tribune demandent à ce qu’un siège (retraité) additionnel soit créé au comité retraite RREGOP ainsi qu’un autre au comité retraite RRPE. La demande sera analysée et discutée avec les syndicats et les associations d’actifs.

Les membres retraités de la Tribune font état du fait que les préretraités ne semblent pas informés qu’il existe de nombreuses associations de retraités. La demande est faite par les membres retraités de la Tribune afin de trouver une solution pour mieux faire connaître la possibilité d’être représenté par une association de retraités. Madame Marcotte mentionne qu’il n’est pas possible de faire la promotion de quelques associations que ce soit, mais suggère plutôt de porter la discussion au sous-comité de la Tribune.

En terminant la rencontre, Madame Marcotte annonce qu’elle quitte le secrétariat du Conseil du Trésor pour relever d’autres défis.

Andrée Lamontagne

 


 

Résumé de la rencontre de la Tribune des retraités du 3 octobre 2018

M. Carrier souhaite la bienvenue à tous les membres, et valide l’ordre du jour. Il est demandé s’il était possible d’allouer des temps pour chacun des points de l’ordre du jour. Sylvie Girard et Sandy Labbé se joignent à l’équipe du Secrétariat du Conseil du trésor. On apprend que Mathieu Ferland-Lapointe quitte la Tribune et sera remplacé par Sandy Labbé, actuaire elle aussi.

M. Carrier ajoute qu’il y a une nouvelle direction générale qui regroupe la direction des régimes collectifs, de l’actuariat et es études quantitatives sous la responsabilité de M. Reda Diouri.

M. Carrier ajoute que depuis le 27 août dernier, le Secrétariat du Conseil du trésor a un nouveau secrétaire adjoint, M. Alexandre Hubert en remplacement de M. René Dufresne.

Retour sur la rencontre du sous-comité M. Carrier mentionne que la rencontre du sous-comité a eu lieu le 27 juin dernier. Étaient  présents à cette rencontre; Andrée Lamontagne, Mireille Beaulac, Jean Carrier, Valérie Coulombe et Anne-Marie Cliche.

Un des principaux buts de ce sous-comité est de se pencher sur la représentativité des associations des retraités afin que celle-ci soit mieux définie. Le souscomité a d’abord élaboré un plan de match afin de mieux cibler les associations de retraités actuelles. Le souscomité a émis l’idée de fonctionner avec des résolutions. M. Carrier demande si les associations seraient en mesure de fournir des résolutions s’il était décidé à la Tribune, de demander de tels documents pour obtenir l’avis des retraités sur une question ou un sujet en discussion. Madame Beaulac ajoute que les résolutions sont des documents officiels qui peuvent témoigner d’une orientation ou d’une décision d’une association. Concernant la représentativité, Mme Beaulac précise que ce ne sont pas tous les retraités qui sont représentés par une association. En effet, seulement 120 000 retraités seraient représentés sur plus de 300 000 retraités de l’État. De plus, il est mentionné qu’une consultation des membres d’une association peut prendre de 6 à 9 mois.

Présentation du Secrétariat du Conseil du trésor concernant les chiffres utilisés en commission parlementaire sur le PL 126 et les résultats de l’évaluation actuarielle amendée M. Ferland-Lapointe fait une présentation dans le but d’expliquer les efforts fournis par les participants actifs et les retraités à la suite de l’adoption du PL 126. La conclusion de la présentation est que l’estimation de l’effort des retraités est moins élevé que ce qui avait d’abord été véhiculé en commission parlementaire. M. Aubin mentionne que le déficit total de la caisse du RRPE (le 1,832 milliards) inclut des sommes prévues pour les fluctuations de cotisations (746 millions). Il prétend que le déficit attribuable aux retraités aurait dû être réduit de la moitié de ce montant. M. Tremblay demande s’ils ont raison de croire que le 746 millions auraient dû être divisés en deux pour calculer l’effort à fournir pour les retraités. D’ailleurs, une contestation est en préparation du côté des retraités concernant l’utilisation du 1,8 G $ de déficit utilisé pour le PL 126 puisque, tel que précisé dans la politique de provisionnement du RRPE, ce déficit prend en compte un ajustement à la baisse à la valeur marchande de 746 M $. M. Ferland-Lapointe précise que tous les calculs ont été faits selon les règles.

Retour sur les demandes des retraités Madame Bureau précise qu’un comité de travail sera créé d’ici la fin de l’année afin de se pencher sur la question. Les retraités veulent une place sur ce comité de travail sur le retour au travail des retraités du RRPE. Ils formuleront une demande conjointe écrite prochainement. Un ou deux membres de la Tribune seront proposés pour siéger sur ce comité. M. Carrier rappelle la problématique de la représentativité. Les retraités mentionnent que les personnes sélectionnées représenteront seulement les retraités membres des associations faisant partie de la Tribune des retraités.

Demande d’ajout d’un représentant retraité pour chacun des CR RREGOP et CR RRPE. Considérant que ce sont de nouvelles personnes qui sont en place actuellement, il faut réitérer la demande et recommencer les explications. M. Carrier rappelle que cela implique des modifications législatives. Une analyse en bonne et due forme s’impose. Les représentants du Secrétariat du Conseil du trésor et les autres membres de la Tribune précisent que les sujets traités lors des comités de retraite concernent l’administration des régimes de retraite et majoritairement les participants actifs à ces régimes. M. Carrier ajoute que le rôle et responsabilités des membres du comité de retraite sont précisés à l’article 165 de la loi sur le RREGOP et à l’article 196.5 de la loi sur le RRPE. M. Carrier rappelle que tous les membres d’un comité de retraite signent une entente de confidentialité et que les sujets à l’ordre du jour des rencontres ne peuvent être discutés en dehors de celle-ci.

Retour sur la demande de l’ADR Le document déposé par l’ADR sera analysé. Cependant, la demande doit être conjointe pour être en mesure de faire des recommandations aux autorités du Conseil du trésor. Or, le document ne fait pas consensus au sein des membres de la Tribune. Il en est de même si les retraités souhaitent obtenir des orientations de la part des autorités du Secrétariat du Conseil du trésor. M. FerlandLapointe mentionne que la demande n’a pas fait l’objet d’une évaluation précise, mais qu’avec une règle (du pouce) il est possible d’affirmer que la demande de l’ADR se chiffre en milliards pour le gouvernement (plus de 2G $ si on considère uniquement les retraités actuels et non les futurs retraités ayant des années de services accomplies de 1982 à 1999). Évidemment, cela entraî nerait aussi une hausse non négligeable du taux de cotisation des participants actifs du RREGOP. M. Carrier demande de nouveau si la requête de l’ADR d’analyser le document qu’ils ont déposé en est une conjointe des membres de la Tribune. La réponse est non. Madame Lamontagne spécifie que les membres de la Tribune ne sont pas en accord avec le document déposé par l’ADR. Elle ajoute que ce même document est utilisé depuis plusieurs années et qu’il ne fait toujours pas l’unanimité. Madame Lamontagne précise que ce qu’ils aimeraient, c’est la reconnaissance par le gouvernement qu’il y a appauvrissement des retraités et perte du pouvoir d’achat en raison de la non-indexation des années 1982 à 1999. Elle croit que les retraités souhaitent travailler de concert avec le gouvernement pour trouver une solution. Madame Beaulac ajoute que la prochaine étape, s’il y a reconnaissance de l’appauvrissement des retraités, sera de voir comment les retraités peuvent être compensés. L’indexation au TAIR des années 1982 à1999 coûterait trop cher au gouvernement, alors il faut réfléchir à d’autres options comme les bonis ou les crédits d’impôt.

Demande officielle de participation au comité technique sur le RRPE Une demande officielle des retraités a été envoyée à Édith Lapointe afin de participer au comité technique sur les transferts RREGOP-RRPE. Cette demande sera également transmise au RACAR et à la CERA, puisque ces organisations s’étaient opposées à la participation des retraités à ce comité technique.

Andrée Lamontagne

 


 

Résumé du compte rendu de La Tribune des retraités du 13 décembre 2018

Les associations de retraités qui composent La Tribune sont présentes et les représentants du Secrétariat du Conseil du trésor également.

M. Carrier nous présente Messieurs Diouri et Ferland du Secrétariat du Conseil du trésor. M. Diouri est directeur général du Secrétariat du Conseil du trésor. M. Ferland quant à lui se présente à titre de nouveau directeur des Régimes collectifs, des études quantitatives et de l’information de gestion

D’entrée de jeu, M. Tremblay fait un retour sur la demande en lien avec la présence d’un membre retraité sur les comités de travail et comités techniques. Il souligne qu’il est conscient du problème de représentativité. Il mentionne que les associations qui regroupent La Tribune représentent un peu plus de 100 000 retraités et que la difficulté première avec la représentativité est de rejoindre les retraités non-membres d’une association.

Il est mentionné également que les retraités demandaient la création de La Tribune afin de traiter de l’appauvrissement des retraités soit, l’effet de la non-indexation de la rente.

M. Tremblay explique le choix du mot « appauvrissement » et signale qu’il n’est pas nécessaire d’être des sommités en actuariat pour comprendre que les retraités s’appauvrissent. Il précise que les retraités ne cherchent pas à s’enrichir, mais à conserver leurs acquis. Pour les retraités de La Tribune, cette dernière se veut une ouverture à des discussions franches et ouvertes sur cet appauvrissement. Les retraités désirent avoir un vis-à-vis qui pourra parler au nom du gouvernement, même si les représentants actuels sont très compétents pour fournir des informations et des explications. Il ajoute que les retraités membres des associations s’informent régulièrement des discussions tenues à La Tribune et veulent éviter de revivre les échecs du passé parce qu’ils ne peuvent espérer un résultat différent en répétant toujours la même chose.

M. Morneau énonce de nouveau, le fait que l’ADR travaille sur l’indexation depuis 2000. Il mentionne que l’ADR a une mission unique, soit d’obtenir l’indexation des années 1982 à 2000 et que c’est leur seule raison d’être.

À la suite des interventions des retraités, M. Diouri revient sur les montants relatifs à l’indexation et souligne leurs exactitudes. Il précise que les chiffres sont réels et qu’ils ont été validés et déposés en Commission parlementaire. La pleine indexation a un coût de 7,3G $ et une récurrence de 200 M$. Il spécifie que les chiffres ont été calculés par des actuaires indépendants devant respecter les règles de déontologie de l’Institut canadien des actuaires.

M. Diouri explique que le PL 126 était une exception et qu’étant donné le déficit de 1,8 G$ du RRPE, un effort a dû être demandé de la part du gouvernement, des actifs et des retraités. Le gouvernement a voulu consulter les retraités. Force est de constater la difficulté de consulter les retraités notamment en raison de la représentativité. La Tribune traite beaucoup de ce sujet et les autorités en ont fait une priorité. Il est aussi rappelé que les retraités possèdent déjà des sièges sur différents comités notamment, deux sièges sur le ÇA de Retraite Québec, deux sièges au comité de retraite du RREGOP et un au comité de retraite du RRPE et que plusieurs décisions se prennent lors de ces comités.

Madame Beaulac suggère de prendre des moyens afin d’inciter les gens prenant leur retraite à adhérer à une association de retraités, considérant que c’est plus facile de les rejoindre via leur association. Elle souligne que les retraités de l’AAR ne s’attendent pas à obtenir la pleine indexation, mais désirent à tout le moins, un peu d’indexation. Il paraît légitime de demander au gouvernement de donner une compensation pour les pertes de 1982.

Madame Lapointe mentionne que les retraités désirent qu’il y ait un intérêt de la part du gouvernement à diminuer l’appauvrissement des retraités et que celui-ci reconnaisse leurs préoccupations. Elle signale que c’est la raison pour laquelle aucune demande n’a encore été faite et que lorsqu’il y aura une volonté politique de la part du gouvernement, les associations se mettront au travail afin de déposer un scénario conjoint. M. Diouri réitère que les retraités sont importants pour le gouvernement. Il fait ressortir que le ministre des Finances a mis en place un crédit d’impôt pour les retraités québécois pour lequel le gouvernement déboursera 600 M$.

Afin de produire un rapport final conjoint, il est demandé de réfléchir à des constats communs.

M. Morneau tient à préciser que si l’ADR n’est pas en encore avec les constats émis, l’ADR déposera son propre rapport. À la suite des propos de M. Morneau, M. Tremblay fait état que l’ADR est en constante opposition à tous les membres de La Tribune et qu’un consensus est impossible à obtenir avec ce refus persistant de collaborer. Madame Lamontagne suggère que dorénavant, l’ADR fasse cavalier seul et qu’elle ne se prononce plus au nom de La Tribune, mais au nom de l’ADR puisque l’ADR ne travaille pas dans un esprit de collaboration.

Andrée Lamontagne